Jeudi, je travaille. D'aucuns diront que j'ai de la chance. En effet.
Bref, 17h50, je quitte le centre de Paris (vers l'Assemblée nationale) où j'ai passé l'après-midi à former un client sur un système d'interphonie - ça sert à causer d'une salle à une autre.
17h50 donc, je me dirige vers ma voiture. Une heure plus tard, j'arrive chez moi. Ma femme est encore à la maison pour quinze minutes avant qu'elle ne parte pour son cours de dessin.
Alexis lui, est déjà à son entraînement de Hand. Bastien vient d'arriver à la salle de Ping. Harry le chien frétille de joie à la vue de quelqu'un.
Mon chien, on croirait qu'il a la maladie d'Elzheimer : il rencontre des nouvelles personnes tous les jours, à chaque minute : alors il est super content.
Vingt heures, je vais chercher Alex. Comme il pleut, je reste dans la voiture. Rentrés à la maison, nous dînons. Vingt et une heure, je vais chercher Bastien. Comme il pleut, j'y vais en voiture. Rentrés à la maison, il dîne. Puis au lit.
Je n'ai plus qu'à patienter : Valérie arrivera vers vingt deux heures trente.

Voici donc la normalité du jeudi.

L'anormalité c'est qu'alexis ait un match, alors il finit plus tard et adieu le ballet des "j'vais chercher l'un, j'vais chercher l'autre". L'anormalité, c'est aussi que je rentre à point d'heures. La semaine dernière, je suis rentré à vingt et une heure. Notez que je suis allé chercher Bastien directement. Au passage, il m'a lancé ce soir un "tu viens du travail ou de la maison ?" plein de candeur innocente. Notez que si en plus, lorsque je rentre tard, qu'il faut aller récupérer les lunettes de petit dernier, alors le compte est atteint. Alors ce soir, je suis tranquille.

Bonsoir, je vais maintenant aller lire après avoir écrit.