Il peint, point boulanger.
ll peint, ne sait pas lire.
Le peintre n'est pas pas bête.

Son rêve, peindre des nus,
son rêve, écrire un' fable.
Le peintre veut apprendre

la fable, et son mystère,
la femme, et ses mystères,
ses désirs les plus chers.

Les pieds et les quatrains,
césure, alexandrins
sont dev'nus ses refrains.

Les huiles et les couteaux,
la gouache, tous les pinceaux,
en joue avec brio.

Alors, il n'est pas vain
pour elle, d'écrire et peindre.
Il devient écrivaintre.

Enfin, point sot du vers,
il fait sienne la terre
et peint, des femmes, la chair.

Ce rêve de ci-dessus
ce jour, est devenu
réel. Elles ont voulu

en chair, se faire croquer,
muser, pour inspirer
ce peintr' qui veut rimer

C'est pour lui facile, à l'huile ou l'eau,
sur la toile ou bien sur les rouleaux,
d'imager les femmes avec des mots.